Pratique

Maintenir les compétences en plongée. Quelle place pour le recyclage ?

Du brevet aux compétences actuelles

Un brevet ou une certification atteste qu’un plongeur ou un moniteur a satisfait à des exigences au moment de son évaluation. Il ne décrit pas, à lui seul, les compétences entretenues depuis, celles qui ont peu servi ni celles qui doivent évoluer. Cette différence entre qualification acquise et compétence actuelle pose une question : comment accompagner le maintien des compétences nécessaires à la pratique et à l’encadrement ?

Il ne s’agit pas de choisir entre garder son brevet à vie sans suivi et repasser régulièrement un examen. Trois objectifs doivent être distingués : entretenir les acquis, réactiver ceux qui ont été peu mobilisés et actualiser les pratiques à la lumière des évolutions techniques, pédagogiques, théoriques et organisationnelles. Un stage de recyclage peut y contribuer, à condition d’adapter son contenu aux besoins des participants et de prévoir des occasions de mise en pratique dans la durée.

Ce que montrent les recherches

L’accidentologie pose le problème ; elle ne démontre pas la solution

La FFESSM évoque environ 320 accidents avec hospitalisation par an en France et 15 à 20 décès, dont une partie en apnée (FFESSM, s. d.). Ces chiffres constituent des repères institutionnels ; ils ne sont pas une étude comparant des plongeurs ayant suivi ou non un recyclage. Ils ne démontrent donc ni que son absence cause les accidents, ni que son introduction les réduirait.

L’hypothèse à examiner est qu’une actualisation ciblée pourrait améliorer certaines capacités de prévention et d’intervention. Un éventuel effet sur les accidents resterait à établir, en tenant compte de l’exposition : nombre de plongées, milieux fréquentés, profils des pratiquants et responsabilités exercées.

La dégradation des acquis dépend des compétences et de leur usage

La méta-analyse d’Arthur et al. (1998) montre que la non-utilisation peut entraîner une perte des acquis, modulée notamment par la nature des tâches et les conditions d’évaluation. Elle ne décrit pas une courbe universelle d’oubli. Elle invite à considérer le temps écoulé depuis la mobilisation d’une compétence, plutôt que seulement le temps écoulé depuis l’obtention du brevet.

La proposition selon laquelle aucune périodicité de plusieurs années ne serait défendable doit donc être écartée. Les données justifient une vigilance envers les compétences critiques peu utilisées ; elles ne déterminent pas un calendrier général pour la plongée.

Espacer et remobiliser les acquis

La synthèse de Cepeda et al. (2006) étaye l’intérêt de la pratique distribuée pour la mémorisation de contenus verbaux. Roediger et Karpicke (2006) montrent, dans des expériences portant sur des textes, que la récupération active améliore la rétention différée par rapport à la seule relecture. Ces travaux concernent principalement la mémoire ; leur transposition à la coordination d’une palanquée ou à une assistance doit être évaluée.

Ils soutiennent néanmoins une piste de conception : proposer des occasions répétées de rappeler, appliquer et discuter les acquis, plutôt que concentrer toute l’actualisation dans un événement éloigné. Un rappel de connaissances pourrait prendre la forme d’une étude de cas ; une habileté nécessiterait une pratique adaptée et un retour sur l’action.

Ce que la pratique régulière entretient

L’objection d’un plongeur ou d’un moniteur actif est légitime : « Pourquoi me recycler alors que je pratique chaque semaine ? » Cette activité entretient des capacités et constitue une ressource majeure. Lui faire répéter indistinctement sa formation initiale ignorerait ce qu’il a développé depuis.

Toutefois, un nombre de plongées renseigne imparfaitement sur leur contenu. La régularité peut entretenir la préparation du matériel, la coordination des fondamentaux ou l’encadrement d’élèves familiers, sans avoir sollicité la chaîne des secours ou l’adaptation à un milieu inhabituel. De même, enseigner régulièrement un exercice n’indique pas, à lui seul, comment le moniteur diagnostique une difficulté, régule une séance ou évalue un transfert.

La pratique entretient surtout les compétences que l’on utilise Pour apprécier son expérience, il faut donc regarder au-delà du nombre de plongées : qu’a-t-il réellement fait, dans quelles conditions et qu’en a-t-il appris ? Une formation continue devrait tenir compte de cette expérience et permettre de retravailler les compétences rarement utilisées. Le carnet de plongée indique ce qu’une personne a pratiqué, mais ne montre pas à lui seul comment elle agit. Une mise en situation peut aider à l’observer, sans garantir qu’elle agirait de la même manière dans toutes les circonstances.

L’apprentissage moteur apporte une réponse assez précise :

Repratiquer à distance aide à retenir. Dans des expériences sur l’équilibre et la coordination temporelle, des séances espacées sur plusieurs jours ont amélioré la rétention mesurée après la formation. Dans un essai auprès de 38 internes en chirurgie, un entraînement hebdomadaire a donné de meilleurs résultats un mois plus tard qu’une journée unique de même durée, ainsi qu’un meilleur transfert vers une situation plus réaliste. Shea et al. (2000) ; Moulton et al. (2006).

Répéter toujours dans les mêmes conditions ne suffit pas à vérifier l’adaptation. Une expérience classique a trouvé une meilleure rétention et un meilleur transfert après une pratique alternant plusieurs tâches qu’après leur répétition par blocs. Mais les effets observés avec des gestes simples ne s’appliquent pas automatiquement à des compétences complexes : il faut doser la difficulté selon les personnes et les situations. Shea et Morgan (1979) ; Wulf et Shea (2002).

Il faut observer après un délai et dans une situation différente. En apprentissage moteur, on distingue la performance pendant l’entraînement, la rétention après une période sans entraînement et le transfert à une autre situation. L’essai de Moulton et ses collègues a précisément évalué ces deux derniers points.

Pour la plongée, j’en tirerais une hypothèse pédagogique, et non une fréquence de recyclage déjà démontrée : entretenir les gestes peu sollicités par de courtes reprises pratiques, puis vérifier leur réalisation après un délai et sous des conditions variées. Un plongeur peut entretenir sa stabilisation à chaque sortie sans avoir récemment pratiqué une assistance. Si le matériel, les variables environnementales ou individuelles changent, il faut en outre apprendre et éprouver la nouvelle manière d’agir. Ces études ne permettent pas de fixer, à elles seules, un intervalle universel de recyclage en plongée.

Résultats observés dans d’autres activités à risque

Il existe une littérature scientifique sur ce sujet, mais elle est concentrée dans certains domaines (secourisme, aviation) et beaucoup plus restreinte dans les activités physiques de pleine nature à risque. À notre connaissance, il n’existe pas de recherche portant spécifiquement sur le recyclage en plongée.

Secourisme et réanimation

Onbasilar et al. (2025) ont réalisé une méta-analyse de 18 études sur le maintien des compétences en réanimation cardiopulmonaire (RCP) après formation scolaire : la qualité des compressions thoraciques se réduit sensiblement après six à huit mois. Les auteurs concluent à l’intérêt de rappels périodiques et de stratégies de renforcement intégrées à la formation.

Schumann et al. (2012) ont évalué 72 participants à des formations Wilderness First Aid (premiers secours en milieu isolé) à quatre, huit ou douze mois : les connaissances, le sentiment d’efficacité personnelle et les compétences pratiques diminuent ; les résultats aux tests écrits sont peu liés à la performance pratique. Ils recommandent une pratique appliquée et des rappels réguliers.

Yang et al. (2012) ont réuni 11 études sur la réanimation avancée (advanced life support, ALS) chez les professionnels de santé. Les compétences et les connaissances se dégradent entre six mois et un an, les compétences pratiques plus vite que les connaissances théoriques. Ces résultats interrogent l’intervalle traditionnel de recyclage de deux ans dans ce domaine, sans fixer une échéance pour la plongée.

Aviation

Childs et Spears (1986) étudient la décroissance des compétences de vol et la formation récurrente ; leur article est une référence de ce champ. Hendrickson et al. (2006) examinent des pilotes de ligne à six et douze mois : la dégradation est plus marquée à douze mois, tandis que la répétition mentale des manœuvres avant le vol limite la perte. Les auteurs soutiennent le maintien d’une formation récurrente semestrielle.

Activités physiques de pleine nature à risque

Rhue et VanDerveer (2018) proposent une synthèse de quatre décennies de recherche sur le maintien des compétences en secourisme et soulignent le manque d’études propres aux secouristes intervenant en milieu isolé (Wilderness First Responders).

Hawley et al. (2019) ont testé 25 grimpeurs expérimentés sur trois scénarios d’auto-sauvetage : les taux de réussite sont de 28 %, 68 % et 52 % selon le scénario ; seuls 24 % réussissent les trois. La confiance perçue n’est liée à la réussite que dans un des scénarios. Ni l’expérience, ni la formation antérieure, ni la fréquence de pratique ne garantissent la maîtrise de chaque tâche dans cet échantillon. Cette petite étude illustre un écart possible entre sentiment de maîtrise et performance observée, sans permettre d’estimer cet écart chez les plongeurs ni de conclure que l’expérience serait inutile. Attarian (2002) a étudié l’auto-perception des grimpeurs concernant les premiers secours, la sécurité et le sauvetage, un éclairage sur l’écart entre perception et performance.

Sécurité au travail

Hutchinson et al. (2022) ont réuni 100 échantillons issus de 90 études sur l’effet du niveau de risque de l’industrie sur les résultats de formation à la sécurité. La formation produit des effets positifs globaux, mais les gains comportementaux dans les secteurs à haut risque sont plus modestes que les gains sur le climat de sécurité perçu et la motivation. Cela nuance l’idée que former suffirait à modifier les comportements. Cette méta-analyse concerne la formation en général, non la périodicité du recyclage.

Ce qui ressort transversalement : certaines compétences peuvent diminuer assez tôt après la formation, les compétences pratiques demandent une attention particulière et la confiance ne remplace pas l’observation. Ces études ne fixent aucun calendrier universel de recyclage pour la plongée.

Maintenir les compétences en plongée. Quelle place pour le recyclage

La remise en question, un enjeu culturel

Un dispositif de maintien des compétences ne dépend pas seulement de ses contenus. Il dépend aussi de la possibilité, pour chacun, de reconnaître qu’il maîtrise certaines situations et qu’il en a peu pratiqué d’autres. Si une mise en situation est ressentie comme un examen déguisé ou comme une contestation du brevet, elle risque de susciter une attitude défensive.

Il faudrait donc annoncer clairement le but des séances, reconnaître l’expérience acquise et donner aux observations une fonction formative. Les encadrants et les formateurs devraient participer à cette démarche au même titre que les plongeurs. L’hypothèse est qu’un recyclage sera mieux accepté s’il devient une occasion ordinaire d’apprendre ensemble, plutôt qu’un jugement porté sur la valeur des personnes. Ces recherches portent sur l’apprentissage dans les organisations ; cette hypothèse reste à examiner dans le contexte de la plongée.

Cinq modèles de maintien des compétences

Nous proposons les modèles suivants comme des hypothèses de conception. Aucun n’est présenté comme ayant démontré une réduction des accidents en plongée.

Échéance commune

Principe. Une rencontre périodique pour tous, avec un socle partagé ; comparaison avec le recyclage professionnel des diplômés d’État (selon les CREPS).

Hypothèse à tester. Une échéance identifiable faciliterait l’accès à une actualisation collective.

Limite à examiner. Un programme trop uniforme pourrait manquer les besoins individuels. La durée retenue resterait un choix à évaluer.

Déclenchement après une interruption de l’activité

Principe. Une reprise accompagnée lorsque l’activité a été interrompue. (Forme de refresh)

Hypothèse à tester. La durée d’interruption contribuerait à repérer certains besoins de réactivation.

Limite à examiner. Aucun seuil universel n’est validé ici pour la plongée ; les compétences peu exploitées des pratiquants actifs resteraient à examiner.

Formation répartie dans le temps

Principe. Séquences brèves de rappel, de pratique et d’analyse intégrées à la vie du club (certaines structures pratiquent déjà cette approche).

Hypothèse à tester. Des remobilisations répétées amélioreraient la rétention des capacités travaillées.

Limite à examiner. L’efficacité de cette approche pour des compétences complexes reste à évaluer ; sa mise en œuvre demande une organisation durable. Certaines structures plongent en milieu artificiel piscines, fosses, lacs ou carrières) Ce type de recyclage devrait être actualisé en mer.

Activités reconnues par crédits

Principe. Des activités variées contribuent à un parcours valorisé par des crédits.

Hypothèse à tester. La diversité des formats favoriserait l’engagement et reconnaîtrait les apprentissages déjà réalisés.

Limite à examiner. Cumuler des crédits pourrait devenir une logique de présence si les acquis ne sont pas examinés.

Combinaison selon les besoins et les responsabilités

Principe. Socle commun, reprises accompagnées, entretien régulier et modules ciblés sont associés.

Hypothèse à tester. Une combinaison préserverait l’accès de tous tout en adaptant l’effort aux tâches exercées.

Limite à examiner. Complexité du dispositif et risque d’oublier certaines compétences dans la répartition des modules.

Des contenus à travailler et à observer

L’hypothèse pédagogique est qu’un positionnement combinant entretien, observation et mise en situation apporterait davantage d’informations qu’une seule activité ; cette situation doit être éprouvée avec des critères adaptés aux tâches concernées.

L’objectif devrait être formulé en capacités, par exemple : préparer une plongée cohérente avec les ressources présentes, reconnaître une dégradation, manager le le risque, coordonner une intervention et analyser ce qui s’est passé. Les connaissances techniques et réglementaires prendraient place dans ce travail lorsqu’elles éclairent les décisions.

Pour un autonome, une situation pourrait porter sur la coordination, la collaboration et la coanimation entre membres de la palanquée, ainsi que sur l’adaptation d’une planification après un ou plusieurs incidents. Pour un guide, elle pourrait explorer la conduite de palanquée et la gestion des variables individuelles et environnementales. Pour un moniteur, elle intégrerait le diagnostic des acquis, la conception d’une situation, l’observation de ses effets et la justification d’une évaluation. Ces exemples sont des propositions pédagogiques, pas des contenus dont l’efficacité aurait déjà été démontrée.

L’actualisation devrait aussi concerner l’organisation des secours et le collectif : répartition des rôles, disponibilité du matériel, circulation des informations et gestion de l’alerte. L’hypothèse organisationnelle est qu’entretenir les capacités individuelles sera plus utile si les conditions de leur mobilisation sont examinées simultanément. Un plongeur peut connaître une procédure sans disposer, dans sa structure, des moyens ou des informations nécessaires pour l’appliquer.

Enfin, l’évolution des connaissances (physiopathologie) les problématiques d’ordre juridique et l’évolution du matériel et des pratiques peuvent clôturer ce dispositif.

Former les formateurs

Une qualification élevée ne dispense pas d’examiner la manière de concevoir, observer et réguler ces situations. Les responsables du dispositif pourraient préparer collectivement les scénarios, confronter leurs critères à des observations communes, organiser des observations mutuelles et réviser les contenus à partir des difficultés rencontrées(On pourrait imaginer des commissions « recyclage » à l’échelon National et régional…)

Cette démarche aide les formateurs à porter un regard cohérent sur les compétences, sans leur demander d’évaluer tous les participants de la même façon. Elle peut être appréciée concrètement : les formateurs repèrent-ils les mêmes points importants ? Leurs retours aident-ils les participants à progresser ? L’enjeu est d’organiser une confrontation régulière des pratiques à tous les niveaux, plutôt qu’une chaîne indéfinie de titres supplémentaires comme on le constate dans différentes organisations.

Conclusion

Entretenir les compétences demande de partir de ce que les plongeurs font réellement : certaines capacités sont régulièrement mobilisées, d’autres beaucoup moins. Il faut aussi tenir compte de l’évolution des techniques, des connaissances et des pratiques. Les recherches soutiennent cette démarche, mais ne fixent ni la fréquence ni la forme d’un éventuel recyclage. Reste à concevoir et à tester une solution qui aide durablement les plongeurs à agir, sans imposer une charge excessive aux pratiquants, aux encadrants et aux structures.

Bibliographie

  • Arthur, W., Jr., Bennett, W., Jr., Stanush, P. L., & McNelly, T. L. (1998). Factors that influence skill decay and retention: A quantitative review and analysis. Human Performance, 11(1), 57–101. (lien)
  • Attarian, A. (2002). Rock climbers’ self-perceptions of first aid, safety, and rescue skills. Wilderness & Environmental Medicine, 13(4), 238–244. (lien)
  • Cepeda, N. J., Pashler, H., Vul, E., Wixted, J. T., & Rohrer, D. (2006). Distributed practice in verbal recall tasks: A review and quantitative synthesis. Psychological Bulletin, 132(3), 354–380. (lien)
  • Childs, J. M., & Spears, W. D. (1986). Flight-skill decay and recurrent training. Perceptual and Motor Skills, 62(1), 235–242. (lien)
  • Fédération française d’études et de sports sous-marins [FFESSM]. (s. d.). Plonger en sécurité. (lien)
  • Hawley, A. C., O’Farrell, A. L., Mercuri, M., & McIntosh, S. (2019). Rock climber self-rescue  skills. Wilderness & Environmental Medicine, 30(1), 44–51. (lien)
  • Hendrickson, S. M. L., Goldsmith, T. E., & Johnson, P. J. (2006). Retention of airline pilots’ knowledge and skill Proceedings of the Human Factors and Ergonomics Society Annual Meeting, 50(17), 1973–1976.  (lien)
  • Hutchinson, D., Luria, G., Pindek, S., & Spector, P. E. (2022). The effects of industry risk level on safety training outcomes: A meta-analysis of intervention studies. Safety Science, 152, 105594.  (lien)
  • Moulton, C.-A. E., Dubrowski, A., MacRae, H., Graham, B., Grober, E., & Reznick, R. (2006). Teaching surgical skills: What kind of practice makes perfect? A randomized, controlled trial. Annals of Surgery, 244(3), 400–409. (lien)
  • Onbasilar, U., von Groote, T., Brülle, R., Booke, H., Schöne, L. M., Strauß, C., Van Aken, H., Gottschalk, A., & Sadjadi, M. (2025). Skill retention after school-based CPR training: A systematic review and meta-analysis. BMC Public Health, 25, Article 3798. (lien)
  • Rhue, A. L., & VanDerveer, B. (2018). Wilderness first responder: Are skills soon forgotten? Wilderness & Environmental Medicine, 29(1), 132–137. (lien)
  • Roediger, H. L., III, & Karpicke, J. D. (2006). Test-enhanced learning: Taking memory tests improves long-term retention. Psychological Science, 17(3), 249–255. (lien)
  • Schumann, S. A., Schimelpfenig, T., Sibthorp, J., & Collins, R. H. (2012). An examination of wilderness first aid knowledge, self-efficacy, and skill retention. Wilderness & Environmental Medicine, 23(3), 281–287. (lien) (lien)
  • Shea, C. H., Lai, Q., Black, C., & Park, J.-H. (2000). Spacing practice sessions across days benefits the learning of motor skills. Human Movement Science, 19(5), 737–760. (lien)
  • Shea, J. B., & Morgan, R. L. (1979). Contextual interference effects on the acquisition, retention, and transfer of a motor skill. Journal of Experimental Psychology: Human Learning and Memory, 5(2), 179–187. (lien)
  • Yang, C. W., Yen, Z. S., McGowan, J. E., Chen, H. C., Chiang, W. C., Mancini, M. E., Soar, J., Lai, M. S., & Ma, M. H. M. (2012). A systematic review of retention of adult advanced life support knowledge and skills in healthcare providers. Resuscitation, 83(9), 1055–1060. (lien)
  • Willingham, D. B., & Dumas, J. A. (1997). Long-term retention of a motor skill: Implicit sequence knowledge is not retained after a one-year delay. Psychological Research, 60, 113–119. (lien)
  • Wulf, G., & Shea, C. H. (2002). Principles derived from the study of simple skills do not generalize to complex skill learning. Psychonomic Bulletin & Review, 9(2), 185–211. (lien)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Articles connexes

Bouton retour en haut de la page